CONNAÎTRE ET SAVOIR RÉAGIR EN PRÉSENCE DU FRELON À PATTES JAUNES dit « asiatique » (Vespa velutina)

Cet insecte introduit accidentellement en France en 2004 est aujourd’hui présent sur la quasi-totalité du territoire français. Prédateur des abeilles, il n’est pas plus agressif qu’une guêpe si l’on n’a pas de geste brusque à proximité immédiate de son nid. Il est signalé dans toutes les communes du Val d’Oise. Aucune éradication n’est envisageable.
Il faut désormais apprendre à le reconnaître, à signaler sa présence, à vivre avec lui et, en cas de danger avéré, savoir à qui s’adresser pour préciser la nécessité de détruire le nid, quand, par qui, à quel prix.

Publié le 26/04/2019

CONNAÎTRE ET SAVOIR RÉAGIR EN PRÉSENCE DU FRELON À PATTES JAUNES dit « asiatique » (Vespa velutina)


⦁ L’insecte est-il dangereux ?


En France, tous les observateurs s’accordent sur le fait que le frelon à pattes jaunes n’est pas agressif et qu’il est possible d’observer son nid à 4 ou 5 m de distance sans risque. Les rares personnes piquées l’ont été en tentant de détruire un nid ou en touchant une ouvrière par inadvertance.
Plusieurs personnes ont côtoyé des nids en activité installés sur ou à proximité de leur habitation sans que les ouvrières ne manifestent une quelconque agressivité lors des allées et venues des habitants. Il faut toutefois demeurer extrêmement prudent face aux très gros nids installés dans les arbres. Lorsque l’on s’approche à moins de 5 m d’un nid de Frelon, plus la colonie qu’il renferme est importante et plus les risques sont grands de subir l’attaque d’un essaim d’ouvrières.
La piqûre, si elle est douloureuse, n’est pas plus dangereuse que celle d’une guêpe ou d’une abeille mais les personnes allergiques au venin d’Hyménoptères (abeille, frelon, guêpe) doivent bien sûr rester très prudentes.


Les situations dans lesquelles être particulièrement vigilant

  • Entre avril et décembre :
  • Elagage : prévenez l’entreprise d’élagage intervenant pour vous avant tous travaux d’élagage, si vous observez des vols de frelons à pattes jaunes à proximité. Inspectez les massifs, haies et arbres préalablement.
  • Jeux de ballons à proximité d’un nid ou d’une trajectoire authentifiée de frelons à pattes jaunes.

Que faire en cas de piqûre :
En cas de symptôme évoquant un choc allergique (malaise, vomissements, gonflement du visage, malaise) appelez les pompiers (18).
Dans tous les cas, désinfectez (eau savonneuse, désinfectant) l’endroit de la piqûre, retirez les bagues, appliquez de la glace pour soulager la douleur.


⦁ Qui contacter si vous observez un nid de frelon à pattes jaunes ?

⦁ La destruction n’est pas obligatoire.

Si le nid est dangereux et situé sur une propriété communale ou publique : selon le cas, les services communaux, intercommunaux, départementaux ou les pompiers prendront en charge l’intervention qui devra être réalisée par une entreprise signataire de la charte des bonnes pratiques de destruction des nids de frelon asiatique.
Si le nid est situé sur une propriété privée : l’occupant, propriétaire ou locataire pourra faire intervenir à sa charge (possibilités d’aides financières selon les communes et communautés de communes ci-après) une entreprise signataire de la charte des bonnes pratiques de destruction des nids de frelon asiatique.
Les désinsectiseurs, formés spécifiquement à la destruction de frelons asiatiques, interviendront selon un protocole reconnu au niveau national, qui prend en compte, tant les contraintes environnementales, que les conditions de sécurité requises indispensables lors d’une telle intervention.
L’intervention doit de préférence être réalisée la nuit, lorsque les insectes sont rentrés au nid. Si l’intervention a lieu durant la journée, un périmètre de sécurité doit être établit et le nid laissé en place 72 h avant d’être retiré définitivement lors d’un second passage de l’entreprise.
Veiller à l’établissement de périmètres de sécurité en cas d’intervention jugée inévitable.
Il est inutile de faire enlever un nid de l’année précédente entre décembre et juin car il est dépeuplé et ne sera pas réutilisé.


⦁ Comprendre le cycle biologique de l’insecte (d’après Quentin Rome, MNHN)


Les femelles fécondées hivernent isolément ou par groupes de deux ou trois dans la litière ou les troncs pourris ; certaines reprennent leur activité dès le mois de février. Les jeunes nids, de la taille d’une orange, sont installés à partir du mois de mars, sur le rebord d’un toit, dans divers abris ou des ruchettes vides.
A cette période, il faut identifier, signaler et surveiller le nid mais ne pas encore le détruire afin de favoriser la lutte intra spécifique.
Au printemps (mars à juin), chaque reine fondatrice ébauche un nouveau nid, pond quelques œufs et soigne ses premières larves qui deviendront, un mois à un mois et demi plus tard – selon la température -, des ouvrières adultes capables de prendre en charge la construction du nid et l’entretien de la colonie.
A cette période, les nids dangereux (trajectoires perturbées par des activités humaines, risque de mouvement brusque à proximité du nid) peuvent commencer à être détruits.
Les premières ouvrières émergent au cours du mois de mai. 70 % des colonies déménagent, dans le courant du mois d’août, lorsque le nid primaire est placé trop près du sol ou dans un endroit confiné ; la colonie s’installe alors dans un nouveau nid construit par les ouvrières souvent à plus de 10 m dans un arbre.
La reine consacrera alors le reste de sa vie à pondre. Avec l’apparition des ouvrières, l’activité de la colonie s’intensifie considérablement et la taille du nid augmente pour atteindre son maximum au début de l’automne.
C’est en automne (octobre à novembre) que les femelles reproductrices de la nouvelle génération quittent le nid en compagnie des mâles pour s’accoupler ; elles sont les seules à hiverner tandis que les mâles, les dernières larves et les ouvrières meurent.

⦁ Quels prix pour une destruction de nid


La destruction d’un nid coûte entre 90 et 300 € lorsque l’intervention a lieu en secteur urbain contraint.


⦁ Ne pas chercher à piéger les femelles fondatrices.

Le Museum National d’Histoire Naturelle détaille l’inefficacité et les effets destructeurs de cette pratique sur les pollinisateurs : http://frelonasiatique.mnhn.fr/piegeage-de-printemps/

⦁ Liens utiles :
Le site de référence pour tous
Reconnaitre le frelon à pattes jaunes
Le site de référence pour les apiculteurs
Le site de référence pour les entreprises, personnes et collectivités souhaitant être formées à la destruction des nids
⦁ Contact Conseil départemental du Val d'Oise : ⦁ tvb@valdoise.fr ou 01 34 25 31 76